•  Voilà plusieurs semaines qu'Auguste nous parle de Beauséjour, mais où-est-ce ? qu'est-ce que cet endroit ? Qu'est-ce que cela représente dans le déroulement de la guerre ? Pour éclairer ma lanterne (et/ou la vôtre?), après avoir cherché sur internet j'ai repéré quelques sites intéressants qui permettent de mieux comprendre le contexte.

    Tout d'abord un lien vers le site du Comité départemental du Tourisme de la Marne qui nous parle de la Bataille d'automne 1915 de la Marne : bataille-dautomne-de-champagne Cet article permet de situer la bataille en cours.

     Notez bien les noms des lieux cités, Beauséjour, Tahure, le Mesnil, Souain, Auguste en parle plusieurs fois.

     Si vous n'arrivez pas à accéder au site je l'ai transcrit ci-dessous en version pdf.

     

     

    Mais qu'est-ce que Beauséjour ? Au départ une ferme, qui s'est trouvée transformée par la force des choses en point stratégique de la bataille. Vous trouverez ci-après un  lien vers un blog qui en décrit assez bien l'histoire ; je l'ai aussi intégré ci-après en pdf pour plus de facilité : spip.php?article118 

     Cela permet de situer dans quel cadre notre Auguste se trouvait et l'ampleur de la bataille à laquelle il participait.

     

     Pour finir voici un lien vers un autre blog qui présente des photos anciennes et récentes des lieux concernés :

    t108-sites-et-vestiges-les-villages-disparus-du-camp-de-suippes-51

     

     Il va de soi que ces liens ne sont pas les seuls possibles, si d'autres sites vous paraissent intéressants merci de me les indiquer, je suis prêt à les ajouter à cette page.

     


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    Auguste Desnier a été incorporé le 17/12/1914 au 122ème RI (régiment d'infanterie), 25ème compagnie. Il est ensuite passé à la 28ème puis à la 33ème compagnie, toujours au sein du 122 RI.

    Après 6 mois de formation il est à proximité du front puisque dans sa lettre du 21/06/1915 il parle de son "bathème" du feu.

    Le 1er juillet 1915 il est en tranchées, mais il a changé de régiment, et pour adresse il donne : 322 RI - 22ème compagnie - 1re section - 1ère escouade.

    D'après son registre matricule il a été officiellement transféré du 122 au 322 RI le 20/07/1915. Pour accéder à ce registre il faut aller sur le site des archives départementales du Puy-de-Dôme puis sur registres matricules ; ensuite classe 1915, subdivision de Riom. Ou cliquer ici : Registres matricules puis pour trouver le matricule 84 ouvrir le document aux pages 134-135.

    On peut utilement se reporter au site suivant pour connaître les différents secteurs dans lesquels chaque régiment a opéré : www.chtimiste.com. Ce site intéressant sur la grande guerre permet de situer les lieux des combats de chaque régiment en fonction des dates.

    Ainsi à propos du 322ème RI il nous apprend que ce régiment a été créé en 1914 avec 2 bataillons, puis qu'il a participé en septembre 1915 à la bataille de Champagne ; il donne aussi un résumé assez détaillé de cette dernière qui nous permet de mieux comprendre dans quelle galère notre Auguste était embarqué.

    Pour approfondir les opérations de chaque régiment on peut aussi se reporter au site officiel du ministère de la défense, Mémoire des Hommes. on peut notamment y trouver les journaux de marche et d'opérations (JMO) de chaque unité militaire au jour le jour, avec plus ou moins de détails suivant les unités.

    Ainsi pour le 122ème RI du 15 mai au 7 octobre 1915 il faut aller à la page suivante : ead_ir_consult.php?fam=3&ref=6&le_id=1019.

    Pour le 322ème RI il y a un seul journal couvrant la période 5 avril 1915 - 1er septembre 1916, date de la dissolution du régiment, son adresse est la suivante : ead_ir_consult.php?fam=3&ref=6&le_id=1019. Il faut ensuite aller aux pages 42 et suivantes pour suivre le déroulé des opérations de septembre 1915. Ce manuscrit est à la fois assez détaillé sans être trop lourd, et d'une écriture régulière assez lisible.


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  • Une page publiée par France 3 sur une affaire qui s'est passée dans un endroit qu'Auguste a fréquenté ultérieurement. En a-t-il entendu parler ? 

    14-18-l-affaire-des-caporaux-de-souain-perthes-les-hurlus-624690.html

    Histoires 14-18 il y a cent ans

    14-18 : l'affaire des caporaux de Souain-Perthes-lès-Hurlus

    Ce récit raconte le destin tragique de quatre caporaux sélectionnés au hasard au sein de leur régiment et fusillés par l'armée française pour avoir refusé de sortir de leur tranchée. C'est peut-être l'un des épisodes les plus tragiques de la grande guerre.

    • Par Lionel Gonzalez
    • Publié le 15/02/2015 | 10:06, mis à jour le 15/02/2015 | 10:06
    © France 3
    © France 3
    Louis Girard, Louis Lefoulon, Théophile Maupas et Lucien Lechat sont les quatre caporaux issus du 336ème régiment d'infanterie. Le 17 mars 1915, ils sont fusillés par l'armée française pour "refus d'obéissance en présence de l'ennemi".

    © France 3
    Le 10 mars 1915, les hommes du 336èmerégiment d'infanterie reçoivent l'ordre de reprendre des positions allemandes au nord du village de Souain (Marne). Épuisés par des attaques infructueuses, les soldats doivent aussi faire face aux erreurs de calculs de l'artillerie qui pilonne les positions françaises. Fuyant une mort quasi certaine, les poilus refusent alors de quitter leurs tranchées.

    Le général Réveilhac, soupçonné d'avoir sciemment fait bombarder ses propres troupes pour les contraindre à sortir des tranchées, exige alors des sanctions exemplaires. Un conseil de guerre, réuni dans la mairie de Suippes, condamne à mort quatre caporaux, âgés de 23 à 40 ans, pères de famille, tous originaires du département de la Manche. Le 17 mars 1915, ils sont fusillés deux heures seulement avant que n'arrive le recours en grâce qui commuait leur peine en travaux forcés.

    L'épisode, inspirera notamment le cinéaste américain Stanley Kubrick dans son film "les sentiers de la gloire", un oeuvre censurée en France jusqu'en 1975.

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  • Pour ceux qui veulent en savoir plus sur l'histoire de ces quatre pauvres fusillés, je vous propose un dossier circonstancié et remarquable établi par les Archives départementales de la Manche, d'où ces hommes étaient originaires :

    imageProvider.asp?private_resource=11623052


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